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mardi, 11 mai 2010

C'était hier

C'était hier que nous accueillions Agnès Desarthe pour deux rencontres et ce fut un bien bel après-midi.

Dès 14h elle s'est entretenue avec 6O élèves de seconde du lycée Loritz ( dont 55 garçons) et elle a triomphé magistralement de la difficulté de l'entreprise, parce qu'elle prend ses lecteurs au sérieux, parce qu'elle a une énergie d'enfer et  parce que ces nombreux adolescents avaient bien préparé cette rencontre grâce à leurs deux professeurs de français qui  avaient su les emmener au coeur du roman d'Agnès Desarthe : Le Remplaçant.

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Des questions justes, pertinentes, fusèrent, sur l'auteur, son entrée en écriture, ses choix romanesques, ses goûts littéraires. En réponse les adolescent(e)s apprirent qu'Agnès Desarthe s'engagea dans le concours de l'Ecole Normale sup, et donc à faire deux années de Khâgne, parce qu'être payée pour faire des études la motivait terriblement !! On ne doute pas qu' à cet instant elle a suscité quelques vocations. Son éloge de l'école et de ses professeurs, sincère et argumenté a fait chaud au coeur de ceux qu'on malmène souvent dans l'opinion... Elle le dit sans ambage : s'occuper des enfants des autres c'est de l'héroïsme. Voilà pourquoi ce grand-père "de remplacement" est son héros, comme son institutrice de deuxième année de maternelle, comme Janus Korczack, ce pédagogue qui s'occupa de milliers d'orphelins et tout particulièrement de ceux du ghetto de Varsovie, abandonnés parmi les abandonnés, qu'il n'abandonna jamais et accompagna jusqu'au bout, jusqu'à leur assassinat et le sien dans le camp d'extermination d'Auschwitz.

 

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D'abord traductrice avant que de mener de front cette carrière (qui lui valut le prestigieux prix Coindreau de la meilleure traduction) avec celle d'écrivain, Agnès Desarthe a su de manière passionnante leur transmettre comment traduire c'est aller à la rencontre des secrets de fabrication littéraire des plus grands auteurs, ccomment c'est découvrir et restituer les solutions qu'ils trouvent à toutes les questions techniques que doit résoudre tout écrivain. Elle a aussi réussi à leur faire bien sentir comment l'écrivain avance souvent en tatonnant, entre essais, changements et repentirs et que c'est en écrivant qu'il se découvre.


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A la librairie l'Autre Rive Agnès Desarthe revint sur la genèse du Remplaçant et de La Plus belle fille du monde, romans qu'elle mena de front et qui tous deux se font écho : le vrai héros du remplaçant est-il Janus Korczak ou triple B? La plus belle fille du monde est-ce vraiment Liouba Gogol? En chemin un personnage se glisse sous la plume de  l 'auteur s'imposant à lui comme à nous. Si la construction de la Plus belle fille du monde est linéaire, celle du Remplaçant, composée d' une suite de fragments, s'autorise à jouer avec la temporalité. Les souvenirs revenant à la mémoire sous forme de blocs séparés de l'avant et de l'après, cette succession de fragments convient ici parfaitement car elle permet de les restituer au plus près de leur remontée, comme elle permet de les écarter l'un de l'autre quand il devient nécessaire d'en insérer un autre. L'auteur a ainsi joué longtemps à modifier la place de chacun des fragments comme on le ferait avec des  pièces de lego.

Rêveuse, étourdie Agnès Desarthe fait joliment comprendre à son auditoire que cette propension à la rêverie est peut être constitutive de sa personnalité d' écrivain, et qu'en tous cas elle la sert, car cet égarement qu'elle ressent parfois face à la réalité : " je ne comprends jamais ce qu'on me dit, je comprends autre chose" est forcèment l'occasion d'une interprétation et donc un formidable point de départ pour la création littéraire. Ecrire c'est aussi tenter d'interpréter le monde.

Ce n'est pas seulement en laissant Triple B s'imposer comme le héros de son roman qu'Agnès Desarthe lui rend hommage mais  aussi en déployant ce talent de conteuse que ce grand-père lui a incontestablement transmis.

Claude André



 

 

 

lundi, 03 mai 2010

Qui est la plus belle fille du monde?

Agnès Desarthe

 

invitée  à Nancy pour rencontrer des élèves des classes de seconde littéraire du lycée Loritz,

 nous fait le plaisir de prolonger son séjour le temps d’une rencontre à l’Autre Rive

 

 

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Lundi 10 mai 2010 à 18h

 

 

on y parlera bien sûr de ses deux derniers romans :

 

 

Le remplaçant

éd. l’Olivier

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La plus belle fille du monde

éd. l’Ecole des loisirs dans la collection medium

 

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Agnès Desarthe, traductrice, écrivain, a été en 2007 la lauréate du prix de traduction Maurice-Edgar Coindreau. Elle excelle à exprimer la gravité avec humour, à utiliser la légèreté pour dire la complexité. Parlant de son travail pour Le Remplaçant elle dit : « faire un détour en racontant l’histoire d’à côté, en le faisant avec humour, m’a paru le moyen de donner voix à l’inarticulé. »

 

 

 

 

mercredi, 21 avril 2010

Walter Benjamin en exil

    Philosophe, critique littéraire, critique d’art et traducteur (Balzac, Baudelaire, Proust) Walter Benjamin (1892-1940) est l’auteur de nombreux essais dont :

-L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité, éd. Allia et Folio Gallimard

-Paris, capitale du XIXe  siècle, éd. Allia et  éd. du Cerf

 

         Arno Gisinger, artiste photographe et enseignant à l’Ecole Supérieure d’Art d’Epinal lui consacre un livre pour lequel il a photographié 36 des lieux d’exil de l’écrivain allemand. Ces 36 photographies sont accompagnées d’un texte de Nathalie Roux.

 

Konstellation : Walter Benjamin en exil

 éd. Trans Photographic Press

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Nous vous invitons à rencontrer Arno Gisinger  

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MARDI 27 AVRIL 2010

 

à 18h30

 

            Thierry Receveur, qui enseigne la philosophie à l’Ecole Supérieure d’Art d’Epinal, commentera les photographies projetées. Il expliquera la pensée de Walter Benjamin et évoquera les liens qu’il entretenait avec Theodor Adorno, Ernst Bloch et Bertolt Brecht.

mercredi, 14 avril 2010

Samudaripen

   Dans le cadre du festival SAMUDARIPEN* organisé par Amitiés Tsiganes,

 en partenariat avec L’Autre Canal et la Licra

 

 

 Kkrist Mirror

 

 

 Tsiganes 1940-1945, éd. Emmanuel Proust

 

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Dédicace

Samedi 17 Avril

 

De 14h00 à 16h00

 

 

 

 

 

Kkrist Mirror est né à Saumur, et vit à Paris. Illustrateur de presse (Moto Journal, Libération...), il anime des ateliers BD et la revue Cosmic Street. Pour lui, cet album est très important, « car il n'est pas possible de passer sous silence des faits aussi essentiels ». Le réalisme photographique de son dessin comme la justesse de ses dialogues donnent une véritable humanité à cette oeuvre.

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L'année 2010 est la première année où sera officiellement commémoré le massacre des Tsiganes pendant la seconde Guerre Mondiale. Le travail de Kkrist Mirror répond très sensiblement à cette initiative. Il a étudié pendant plusieurs années un ancien camp de concentration proche de chez lui. Cette étude donne le jour à Tsiganes, un album en noir et blanc au style réaliste et photographique qui retrace  les conditions de vie de Tsiganes internés.

 

 

 *Samudaripen en langue romani veut dire "tout tuer"

vendredi, 09 avril 2010

Yasmina Khadra

Les Rendez-vous de l’Autre Rive - Les Rendez-vous de l’Autre Rive

en partenariat avec le Forum IRTS de Lorraine

 

 

Rencontre avec Yasmina Khadra :

dédicaces de 17h 30à 18h30

lecture et discussion à 18h30

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l’Olympe des infortunes

éditions Julliard, 2010

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Mardi 6 avril à 18h30

Dans l’Olympe des infortunes, Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d’une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.

Yasmina Khadra est un romancier algérien de langue française. Salué dans le monde entier comme un écrivain majeur, il est l’auteur, entre autres, de Cousine K (Julliard 2003, Prix de la Société des gens de lettres), La Part du mort (Julliard, 2004, Prix du meilleur polar francophone), Les Hirondelles de Kaboul (Julliard, 2002, Newsweek Award, Prix des libraires algériens), L’Attentat (Julliard, 2005, Prix des libraires 2006) et de Ce que le jour doit à la nuit (Julliard, 2008, Prix Lire du roman 2008). Son œuvre est traduite dans trente-huit pays.