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samedi, 13 juin 2026

Deux nouvelles rencontres en juin

L’ Autre Rive reçoit

jeudi 18 juin 2026  à 18 h 30
Valérie Fortune

pour son recueil de poèmes Humeur super, publié aux éditions L’Herbe qui tremble ;

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samedi 20 juin 2026  à partir de 15 h
Adeline Da Costa  et  Sylvie Da Costa

pour leur album Voyage d’une rose, qu’elles ont conçu pour les enfants et qui vient de paraître aux éditions du Jasmin.

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 humeur_super.jpg

« “Chahuter” devrait toujours se lire en secouant les mains : à la manière dont on agiterait un Boggle. Je me souviens de ce jeu à la forme cubique, une petite plateforme accueille des dés avec des lettres inscrites sur les faces, un couvercle de plastique transparent les recouvre. On secoue la boîte, des lettres apparaissent, il faut recréer des mots. Action : poème – qui joue-lit doit retrouver le sens parmi les choses qui apparaissent. Ne croyez pas au hasard, tout l’exercice poétique consiste à affiner le geste de secousse, à parlementer avec les dés-lettres pour qu’advienne le poème. »

Conteuse, Valérie Fortune donne vie aux histoires avec le corps et la voix. Elle écrit des cartes postales, des listes de course et des poèmes. Humeur super est son premier livre.

Valérie Fortune s’entretiendra avec Mathieu Olmedo, qui a naguère écrit, comme elle, dans la revue REVU.

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voyage_d'une_rose.jpg 

À Paris, un jeune homme offre une rose à une femme. D’où vient cette si belle fleur et quelle est son histoire ? Du lac de Turkana, au Kenya, jusqu’à Paris, en passant par un marché aux fleurs à Amsterdam, nous découvrons son périple. Un album poétique qui dit, tout en délicatesse et en simplicité, les conditions de l’exploitation des fleurs en Afrique et les effets de celle-ci sur la santé de la population locale.

Adeline Da Costa, née en Lorraine en 1982, enseigne les arts plastiques au collège, mais elle réalise aussi, presque chaque jour, des images en linogravure. Elle travaille en noir et blanc et en couleurs, composant des univers joyeux ou tristes pour aborder ses thèmes favoris : la nature, la féminité et l'écologie. Son support préféré est le livre, car il offre la possibilité de la découverte dans l'intimité de la lecture.

Retraitée depuis quelques années, Sylvie Da Costa est, depuis 2020, adjointe à l’écologie d’une petite commune située au point de rencontre entre la France, la Belgique et le Luxembourg. L’écologie est sa passion, après sa petite-fille, ou à cause de sa petite-fille. Elle a tellement peur que nous lui laissions un monde devenu invivable.

mercredi, 03 juin 2026

Rencontres de juin

L’ Autre Rive reçoit

jeudi 11 juin 2026  à 18 h 30
Marc Crépon

pour son essai Régressions : Des temps sombres à venir, publié aux éditions Verdier ;

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vendredi 12 juin 2026  à 18 h 30
Caroline Fourgeaud-Laville

pour son essai Humanités, publié aux éditions de l’Observatoire.

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 Régressions.jpg

« Quelles sont les multiples formes de régression qui guettent aujourd’hui les sociétés démocratiques ? Violation des règles du droit international, menaces sur l’indépendance des médias, contestation des décisions de justice, réhabilitation de la peine de mort et de la torture, restriction des libertés académiques, durcissement des lois sur l’immigration, attaques des conquêtes du droit des femmes… »

Le philosophe Marc Crépon tente ici de décrypter les offensives régressives qui visent à relégitimer les formes de violence contre lesquelles nous pensions, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, être protégés par des lois et des institutions considérées comme des avancées de la civilisation. Il a précédemment publié Le Spectre du nationalisme (éditions Odile Jacob, 2025) et Sept leçons sur la violence (Odile Jacob, 2024).

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 Humanités.jpg

« Contrairement aux idées reçues, les humanités – le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l’histoire antique – ne sont pas élitistes : elles démocratisent l’accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l’esprit critique. Nous faisant parcourir le monde, d’une école d’Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants en difficulté, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d’Herculanum, l’auteur démontre leur actualité brûlante et leur modernité contre tous les préjugés. »

Docteur ès lettres et fondatrice de l’association Eurêka, qui initie les enfants au grec ancien dès le primaire, Caroline Fourgeaud-Laville défend la transmission des langues anciennes comme outil d’émancipation et de citoyenneté. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La Grèce antique (Perrin, 2025).

samedi, 16 mai 2026

POEMA à l’Autre Rive

POEMA © Heinui Poura - © Gilles Porte.jpget l’ Autre Rive vous invitent à rencon­trer  

Hortense Raynal et Bernard Chambaz
jeudi 21 mai 2026
à 18
 h 30

Lors de cette soirée qui a pour thème : « Toujours recommencer », il est question d’espace et de paysages parcourus ; du deuil et de l’enfance sauvée par le chant ; des images remaniées et des pièces intimes qui conservent la mémoire des lieux ; de la vie recommencée, qui nous élève encore. Les deux poètes lisent des extraits de leurs livres Comment un cœur peut-il et Abandons.
 
Hortense Raynal, poétesse et performeuse, a publié Ruralités (les Carnets du Dessert de Lune), Nous sommes des marécages (MaelstrÖm), Bouche-Fumier (Cambourakis), Abandons (La Crypte) et dernièrement Botte de foin (Cambourakis).
Poète, romancier, essayiste, Bernard Chambaz est l’auteur d’une œuvre abondante. Il a récemment publié en poésie : E bientôt muet (Flammarion, prix Paul-Verlaine de l’Académie française), Ma plus-que-reine : poèmes choisis (1983-2023) (le Seuil, collection Points), Nos jeux à nous : 47 poèmes en courant (Rue du monde), Sans savoir où la luge s’arrêtera (Julliard), Comment un cœur peut-il (Unes).

samedi, 04 avril 2026

Deux nouvelles rencontres d’avril

L’ Autre Rive reçoit

jeudi 9 avril 2026  à 18 h 30
Emmanuel Mattiato

 pour le volume d’œuvres choisies de Curzio Malaparte qu’il a préfacé et dont il a rédigé l’appareil critique, et qui vient de paraître dans la collection Quarto sous le titre Exils ;

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vendredi 10 avril 2026  à 18 h 30
Michel Bernard

pour son roman L’Automne d’André Derain, publié aux éditions des Belles Lettres.

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 malaparte-quarto.jpg

Emmanuel Mattiato, maître de conférences en langue et civilisation italienne à l’université Savoie-Mont-Blanc, a établi, présenté et annoté les textes qui composent le Quarto consacré à Malaparte (éditions Gallimard, 2026). Intitulé Exils, ce volume de 1300 pages reprend un essai (Technique du coup d’État), deux recueils de récits (Sodome et Gomorrhe et La Tête en fuite), deux romans majeurs (Kaputt et La Peau) et le journal que Malaparte a tenu pendant ses deux années passées à Paris, de 1947 à 1948, après la parution mouvementée de Kaputt en Italie (Journal d’un étranger à Paris). En tête de cet ensemble figure un essai de Milan Kundera.

Les romans Kaputt et La Peau sont ici accompagnés de notes qui apportent « des précisions sur le contexte dans lequel ces œuvres ont été écrites et dans lequel elles se situent, ainsi que sur les figures historiques qui y apparaissent, personnages souvent centraux. Néanmoins, il est essentiel que le lecteur ait bien conscience du fait que Kaputt et La Peau sont deux fictions et qu’on se laisserait piéger (ce fut souvent le cas, grâce au talent de Malaparte) si on les lisait au pied de la lettre comme des chroniques de la Seconde Guerre mondiale », nous indique Emmanuel Mattiato.

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 automne-derain.jpg

L’Automne d’André Derain est le nouveau roman de Michel Bernard (Les Belles Lettres, 2026).

À l’automne 1941, des peintres et sculpteurs français qui, à l’invitation des services culturels de l’occupant allemand, prennent le train de nuit pour Munich, André Derain est le plus prestigieux. Inventeur du fauvisme avec Matisse et Vlaminck, précurseur du cubisme avec Picasso, gloire des Années folles, il est l’inlassable explorateur de la figure humaine et du paysage. Au printemps 1945, il est un réprouvé, un homme du passé. L’ancien combattant de 14-18 croyait avoir commis une erreur d’appréciation, elle se révèle une faute. Michel Bernard écrit le roman d’un artiste généreux et tourmenté, happé par l’histoire, qui cherche son honneur perdu dans les décombres de sa vie, tout en continuant de croire aux pouvoirs de la peinture.

Michel Bernard est né à Bar-le-Duc en 1958. Il est l’auteur de romans et de récits historiques, dont Deux Remords de Claude Monet (2016), Le Bon Cœur (2018) et Les Bourgeois de Calais (2021). En 2025, il reçoit le Grand Prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

mercredi, 25 mars 2026

Deux rencontres d’avril

L’ Autre Rive reçoit

mercredi 1er avril 2026  à 18 h 30
Michèle Métail, Charles Pennequin et Gaëlle Théval

 dans le cadre d’un cycle de rencontres intitulé « Tourner la page ? – les écritures hors du livre », organisé par la Maison des sciences de l’homme (Lorraine) et le festival POEMA ;

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vendredi 3 avril 2026  à 18 h 30
Marie Dosé

 pour son essai La violence faite aux autres, paru en 2026 aux éditions du Sonneur : une série de portraits à travers lesquels l’avocate pénaliste évoque la violence judiciaire et institutionnelle.

Elle s’entretiendra avec Éric Bocciarelli, magistrat à Nancy.

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Métail-Pennequin-Théval.jpgMichèle Métail et Charles Pennequin, tous deux poètes, emploieront rouleaux de textes, dictaphones et partitions pour croiser leurs oralités. Cette soirée mêlera conversation, lectures et performances, et sera animée par Gaëlle Théval, qui est ensei­gnante et chercheuse à l’université de Rouen-Normandie. Pratique littéraire et artistique, la poésie dite performée met l’accent sur la présence physique du poète, sa relation avec le public et l’impact immédiat de sa parole, au service d’une expérience vivante et éphémère.

Michèle Métail a écrit de nombreux livres de poésie, principalement publiés par Tarabuste, Lanskine et les Presses du réel. Dernier livre paru : Prendre vue (Tarabuste, 2025). Charles Pennequin lit dans les trains, dans la rue, sur les autoroutes, avec dictaphone, mégaphone ou microphone. Il publie des récits et des poèmes. Dernier livre paru : L’Écriventure (éditions P.O.L, 2026).

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Marie Dosé.pngDepuis des années, l’avocate pénaliste Marie Dosé est confrontée à une violence judiciaire devenue irrépressible. À travers le récit de destins singuliers, elle révèle ce que ni les médias ni l’opinion publique ne mesurent vraiment : la brutalité silencieuse d’une institution qui, au nom de la justice, finit par broyer des vies. La Violence faite aux autres donne voix à ces existences fracassées et interroge, avec souffle et sensibilité, un humanisme que notre société semble chaque jour davantage sacrifier. (Présentation de l’éditeur.)

Originaire de Lorraine, Marie Dosé est l’une des pénalistes les plus renommées de sa génération. Depuis près de dix ans, elle se bat pour le rapatriement des femmes et des enfants retenus dans les camps du nord-est syrien. Elle a publié en 2021, aux éditions de l’Observatoire, Éloge de la prescription, et en 2025, chez le même éditeur, Éloge de la présomption d’innocence.

samedi, 07 mars 2026

Rencontre en psychanalyse

L’Esther Tellermann - photo Didier Pruvot © Flammarion.jpg École de Nancy pour la psychanalyse et l’Autre Rive reçoivent

Esther Tellermann
poète et psychanalyste

mercredi 18 mars 2026
à 18 h 30

 

à proposToujours l'artiste.jpg de son livre
Toujours l’artiste nous précède : Lacan, l’Art, la Littérature
(éditions Campagne Première, 2025).

 

Freud trouve, déjà révélées dans la littérature, « les confirmations de ses trouvailles ». Comme la psychanalyse, elle prend en compte les mouvements de la vie psychique et interroge le désir du sujet humain. Comme la psychanalyse, elle a pour matériau le tissu de la langue où ce désir se manifeste. D’où les nombreux écrivains auxquels Freud fait référence : Sophocle, Shakespeare, Goethe, Jensen, Dostoïevski… À sa suite Lacan n’en convoque pas moins de quatre-vingts, et formule que « l’inconscient est structuré comme un langage ». C’est à ce nouage entre la psychanalyse et l’art dans les avancées et les élaborations de Lacan que s’attache Esther Tellermann dans les textes ici rassemblés sous le titre Toujours l’artiste nous précède, avec l’idée d’y trouver, « sinon un viatique, du moins un espoir… ».
Aux éditions Flammarion, la Lettre volée et Unes, elle a publié une vingtaine d’ouvrages, dont plusieurs ont reçu des prix prestigieux. Les éditions Unes ont fait paraître en 2025 son Choix de poèmes, anthologie personnelle dans laquelle Esther Tellermann propose une traversée chronologique de son œuvre.

L’entretien sera mené par Norbert Bon, psychanalyste à Nancy. Entrée libre.

vendredi, 02 janvier 2026

Rencontre en psychanalyse

L’thierry-roth.jpegÉcole de Nancy pour la psychanalyse et l’Autre Rive
reçoivent

Thierry Roth
psychologue et psychanalyste, membre de l’Association lacanienne internationale,

mercredi 21 janvier 2026
à 18 h 30

 

à propos névroses-de-récusation.jpgde son livre
Les Névroses de récusation
(éditions Érès, 2025, collection Humus).

 

Les progrès scientifiques, l’avènement du néolibéralisme et l’évolution des mœurs ont modifié la clinique psychanalytique au cours des dernières décennies. À côté des patients névrosés, psychotiques et pervers traditionnels, sont venus consulter, dans les cabinets et les institutions de soin, des sujets aux pathologies psychiques nouvelles. Les psychanalystes post-freudiens les ont le plus souvent qualifiées d’états-limite, diagnostic devenu « fourre-tout » et qui n'est pas sans poser quelques problèmes. Les lacaniens, quant à eux, sont restés longtemps en difficulté pour rendre compte de tels cas, étant pris dans une conception trop binaire du rapport au Nom-du-Père : symbolisé dans la névrose et forclos dans la psychose.
Thierry Roth explicite ici la possibilité d’un autre rapport au Nom-du-Père : celui de sa récusation. Cela lui permet de présenter et d’étudier, de façon claire et argumentée, quatre formes principales d’une nouvelle entité clinique, qu’il propose d’appeler névrose de récusation.

L’entretien sera mené par Norbert Bon, psychanalyste à Nancy. Entrée libre.

 

Thierry Roth est psychologue et psychanalyste à Paris, membre et ancien président de l’Association lacanienne internationale (ALI), membre de la Fondation européenne pour la psychanalyse (FEP). Il a travaillé pendant treize ans dans le service d’addictologie de l’hôpital de Montfermeil et a fait paraître en 2020 aux éditions Érès Les Affranchis : Addictions et clinique contemporaine.

jeudi, 04 décembre 2025

Séance de dédicaces

L’ Autre Rive philippe-morlot.jpg invite petits et grands à rencontrer

 

Philippe Morlot

samedi 6 décembre 2025

à partir de 15 h

 

lors d’une séance de dédicaces.

 

Sa nouvelle création, Au petit matin…, se lit comme un livre ou se déploie en un panorama, nous offrant un voyage dans les dégradés du blanc et dans un rêve amoureux.

 

Graphiste et plasticien, Philippe Morlot a enseigné les arts visuels et la littérature de jeunesse à l’université de Lorraine.au_petit_matin.jpg « Après avoir publié plusieurs livres aux éditions du Bastberg, j’ai choisi de créer des livres d’artiste pour enfants. Ce sont des livres-objets construits autour d’un concept, le livre minimaliste… Dans un premier temps, ces objets doivent être manipulés comme un livre, c’est-à-dire que le lecteur tourne les pages l’une après l’autre, puis, dans un second temps, le livre sera mis à plat ou en forme sculpturale afin de faire apparaître une composition visuelle forte. »
Au petit matin… est un livre d’artiste. Tirage en sérigraphie aux quatre blancs sur papier couché blanc, façonné manuellement et présenté dans un étui. Imprimé à l’Antre, atelier de sérigraphie à Nancy, à 120 exemplaires numérotés. Format : 20,3 × 13,2 × 1,8 cm. Prix de vente : 27 €.
Les précédents livres de Philippe Morlot – tant qu’ils sont disponibles – vous sont également proposés à l’Autre Rive.

jeudi, 27 novembre 2025

Rencontre

L’ Autre RiveLakis Proguidis.jpg reçoit

Lakis Proguidis
jeudi 4 décembre 2025
à 18 h 30

 pour son essai L’Être et le roman : De Gombrowicz à Rabelais
– qui vient de paraître aux

éditions du Canoë.

Lakis Proguidis est l’infatigable rédacteur en chef de la revue trimestrielle L’Atelier du roman, née en novembre 1993 et maintenue jusqu’à aujourd’hui contre vents et marées. Une revue non pas universitaire mais pleinement littéraire, puisque ce sont des écrivains et quelques critiques qui en sont les principaux contributeurs. Lakis Proguidis est aussi l’auteur de plusieurs essais importants sur l’art du roman et sur Rabelais.l-être-et-le-roman.jpg Dans Rabelais : Que le roman commence ! (paru en 2017), Lakis Proguidis faisait entrer en dialogue les quatre livres de Rabelais, où s’actualisent pour la première fois de manière conjointe toutes les caractéristiques spécifiques du genre romanesque, et l’œuvre de Kundera. Dans L’Être et le roman, il fait dialoguer l’art de Rabelais avec celui de Witold Gombrowicz.

La rencontre sera animée par Reynald Lahanque, qui a longtemps enseigné la littérature contemporaine à la faculté des lettres de Nancy, et qui, depuis 2012, collabore régulièrement à L’Atelier du roman.

« Si un roman vous enthousiasme au point de faire naître en vous l’envie d’un dialogue avec un ami à son sujet, vous disposez du critère infaillible de sa valeur. Parce que, spontanément, sans intermédiaire, cet exercice d’amitié, cette ouverture de votre lecture à la pensée d’un ami reproduit dans le monde le motif non utilitaire et non narcissique qui avait prévalu durant toute la lutte du créateur avec la forme. — Et si nous n’avons pas d’ami ? a lancé quelqu’un dans la salle. — L’art l’amènera, ai-je répondu immédiatement. C’est, ai-je ajouté, sa raison d’être. » (Lakis Proguidis, L’Être et le roman, p. 114-115.)

dimanche, 16 novembre 2025

Rencontre

L’ Autre Rive, en partenariat avec Charlotte Lacoste.jpgForum-IRTS de Lorraine,
vous invite à rencontrer

Charlotte Lacoste
jeudi 20 novembre 2025
à 18
 h 30.

Charlotte Lacoste vient de faire paraître aux éditions Hermann La Charge mémorielle : Une approche genrée des attentats du 13-Novembre. Chercheuse associée au « programme 13-Novembre » (programme de recherches transdisciplinaires sur la mémoire individuelle et collective des attentats du 13 novembre 2015), elle a interrogé des personnes résidant à Metz pour étudier les souvenirs que celles-ci conservaient, en 2016, de ces événements parisiens.La charge mémorielle.jpg Ayant constaté des différences importantes entre les récits qu’en faisaient les femmes et ceux des hommes, elle entreprend d’explorer tout ce qui, dans le discours de ces volontaires, relève d’une logique genrée : leur façon de dire la cata­strophe et d’y réagir, le contenu de leurs souvenirs, et jusqu’à leur manière d’envisager la mémoire de cet évé­nement et de la prendre en charge.
 
 
Maîtresse de conférences en langue et littérature françaises à l’université de Lorraine depuis 2013 et membre du Centre de recherche sur les médiations (Crem), Charlotte Lacoste s’était fait connaître par la publication en 2010 (aux Presses universitaires de France) de son essai Séductions du bourreau : Négation des victimes, qu’elle était venue présenter à l’Autre Rive en 2011.