Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La Bamboche des Librairies

banniere-bamboche-des-librairies.jpg

© Céline dessine n’importe quoi

 

Le samedi 11 juillet, venez bambocher en librairie ! Cette journée de mobilisation citoyenne, imaginée à Lyon, est appelée à devenir un rendez-vous national annuel.

Le 1er juin 2026, le groupe Nosoli, propriétaire des enseignes Furet du Nord et Decitre, était placé en redressement judiciaire. Le 30 juin, il annonçait la fermeture de onze de ses vingt-sept magasins, dont quatre librairies Decitre en Auvergne-Rhône-Alpes. Le jour même, l’illustratrice lyonnaise Céline dessine n’importe quoi décidait de réagir à sa façon. Résultat : la première Bamboche des Librairies invite les lecteurs à pousser la porte de leur librairie, partout en France, le 11 juillet. L’idée, elle, vient de plus loin : du Québec. Chaque 12 août, le mouvement « Le 12 août j’achète un livre québécois » invite les Québécois à soutenir leurs auteurs et leurs libraires en achetant un livre. Ayant vécu plusieurs années à Montréal, Céline en est revenue marquée. Au Québec, libraires et maisons d’édition décrivent chaque année une journée qui offre une véritable bouffée d’oxygène à un secteur fragile. Le principe de la Bamboche des Librairies est volontairement simple : le 11 juillet, on pousse la porte de sa librairie, on discute, on repart avec un livre. Aucun dispositif compliqué, juste un geste collectif, festif et à la portée de tous. Lancée sur Instagram le matin du 30 juin, l’initiative a déjà été relayée par des centaines de librairies et des milliers de lecteurs, qui s’en emparent spontanément et se taguent entre eux.

Céline dessine n’importe quoi est une illustratrice installée à Lyon. Elle crée pour les librairies des cartes, des affiches, des carnets…

Deux nouvelles rencontres en juin

L’ Autre Rive reçoit

jeudi 18 juin 2026  à 18 h 30
Valérie Fortune

pour son recueil de poèmes Humeur super, publié aux
éditions L’Herbe qui tremble ;

________________
 

samedi 20 juin 2026  à partir de 15 h
Adeline Da Costa  et  Sylvie Da Costa

pour leur album Voyage d’une rose, qu’elles ont conçu pour les enfants et qui vient de paraître aux éditions du Jasmin.

______________________________
 humeur_super.jpg

« “Chahuter” devrait toujours se lire en secouant les mains : à la manière dont on agiterait un Boggle. Je me souviens de ce jeu à la forme cubique, une petite plateforme accueille des dés avec des lettres inscrites sur les faces, un couvercle de plastique transparent les recouvre. On secoue la boîte, des lettres apparaissent, il faut recréer des mots. Action : poème – qui joue-lit doit retrouver le sens parmi les choses qui apparaissent. Ne croyez pas au hasard, tout l’exercice poétique consiste à affiner le geste de secousse, à parlementer avec les dés-lettres pour qu’advienne le poème. »

Conteuse, Valérie Fortune donne vie aux histoires avec le corps et la voix. Elle écrit des cartes postales, des listes de course et des poèmes. Humeur super est son premier livre.

Valérie Fortune s’entretiendra avec Mathieu Olmedo, qui a naguère écrit, comme elle, dans la revue REVU.

______________________________
voyage_d'une_rose.jpg 

À Paris, un jeune homme offre une rose à une femme. D’où vient cette si belle fleur et quelle est son histoire ? Du lac de Turkana, au Kenya, jusqu’à Paris, en passant par un marché aux fleurs à Amsterdam, nous découvrons son périple. Un album poétique qui dit, tout en délicatesse et en simplicité, les conditions de l’exploitation des fleurs en Afrique et les effets de celle-ci sur la santé de la population locale.

Adeline Da Costa, née en Lorraine en 1982, enseigne les arts plastiques au collège, mais elle réalise aussi, presque chaque jour, des images en linogravure. Elle travaille en noir et blanc et en couleurs, composant des univers joyeux ou tristes pour aborder ses thèmes favoris : la nature, la féminité et l'écologie. Son support préféré est le livre, car il offre la possibilité de la découverte dans l'intimité de la lecture.

Retraitée, Sylvie Da Costa est, depuis 2020, adjointe à l’écologie d’une petite commune située au point de rencontre entre la France, la Belgique et le Luxembourg. L’écologie est sa passion, après sa petite-fille, ou à cause de sa petite-fille. Elle a tellement peur que nous lui laissions un monde devenu invivable.

Rencontres de juin

L’ Autre Rive reçoit

jeudi 11 juin 2026  à 18 h 30
Marc Crépon

pour son essai Régressions : Des temps sombres à venir, publié aux éditions Verdier ;

________________
 

vendredi 12 juin 2026  à 18 h 30
Caroline Fourgeaud-Laville

pour son essai Humanités, publié aux éditions de l’Observatoire.

______________________________
 Régressions.jpg

« Quelles sont les multiples formes de régression qui guettent aujourd’hui les sociétés démocratiques ? Violation des règles du droit international, menaces sur l’indépendance des médias, contestation des décisions de justice, réhabilitation de la peine de mort et de la torture, restriction des libertés académiques, durcissement des lois sur l’immigration, attaques des conquêtes du droit des femmes… »

Le philosophe Marc Crépon tente ici de décrypter les offensives régressives qui visent à relégitimer les formes de violence contre lesquelles nous pensions, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, être protégés par des lois et des institutions considérées comme des avancées de la civilisation. Il a précédemment publié Le Spectre du nationalisme (éditions Odile Jacob, 2025) et Sept leçons sur la violence (Odile Jacob, 2024).

______________________________
 Humanités.jpg

« Contrairement aux idées reçues, les humanités – le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l’histoire antique – ne sont pas élitistes : elles démocratisent l’accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l’esprit critique. Nous faisant parcourir le monde, d’une école d’Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants en difficulté, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d’Herculanum, l’auteur démontre leur actualité brûlante et leur modernité contre tous les préjugés. »

Docteur ès lettres et fondatrice de l’association Eurêka, qui initie les enfants au grec ancien dès le primaire, Caroline Fourgeaud-Laville défend la transmission des langues anciennes comme outil d’émancipation et de citoyenneté. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La Grèce antique (Perrin, 2025).

Conférence à l’Opéra

L’ Aprofin holeindre.jpg(Association des professionnels de la finance en Lorraine) vous invite à assister à une conférence de Jean-Vincent Holeindre, professeur à l’université Paris-Panthéon-Assas et directeur du centre Thucydide. Il traitera des perspectives stratégiques qui se dessinent face aux nouveaux empires
 
mercredi 3 juin 2026
à 18 h
au foyer de l’Opéra national de Nancy-Lorraine
(entrée par la place Stanislas à partir de 17 h 30).
 
Jean-Vincent Holeindre, professeur de sciences politiques à l’université Paris-Panthéon-Assas et, au sein de cette université, directeur du centre Thucydide (centre de recherches spécialisé dans l’étude des relations internationales), est l’auteur de plusieurs essais. Guerre et climat, qu’il a écrit avec Dominique Bourg, est récemment paru aux éditions Frémeaux & Associés.
La conférence est gratuite et ouverte à tous, membres et non-membres de l’association, étudiants. La salle ne disposant que de 110 places assises, l’inscription est obligatoire via ce lien :

Je réserve ma place.

À l’issue de la conférence, Jean-Vincent Holeindre dédicacera ses livres, qui vous seront proposés sur place par les libraires de l’Autre Rive.

POEMA à l’Autre Rive

POEMA © Heinui Poura - © Gilles Porte.jpget l’ Autre Rive vous invitent à rencon­trer  

Hortense Raynal et Bernard Chambaz
jeudi 21 mai 2026
à 18
 h 30

Lors de cette soirée qui a pour thème : « Toujours recommencer », il est question d’espace et de paysages parcourus ; du deuil et de l’enfance sauvée par le chant ; des images remaniées et des pièces intimes qui conservent la mémoire des lieux ; de la vie recommencée, qui nous élève encore. Les deux poètes lisent des extraits de leurs livres Comment un cœur peut-il et Abandons.
 
Hortense Raynal, poétesse et performeuse, a publié Ruralités (les Carnets du Dessert de Lune), Nous sommes des marécages (MaelstrÖm), Bouche-Fumier (Cambourakis), Abandons (La Crypte) et dernièrement Botte de foin (Cambourakis).
Poète, romancier, essayiste, Bernard Chambaz est l’auteur d’une œuvre abondante. Il a récemment publié en poésie : E bientôt muet (Flammarion, prix Paul-Verlaine de l’Académie française), Ma plus-que-reine : poèmes choisis (1983-2023) (le Seuil, collection Points), Nos jeux à nous : 47 poèmes en courant (Rue du monde), Sans savoir où la luge s’arrêtera (Julliard), Comment un cœur peut-il (Unes).