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samedi, 28 mars 2015

Événement de poésie

L’Autre Rive, partenaire de POEMA, Écritures Poétiques d’Aujourd’hui, accueille

 

les éditions Isabelle Sauvage

Isabelle Sauvage et Alain Rebours

 

et deux jeunes poètes

publiés par leurs soins :

 

Stéphane Korvin et Yannick Torlini

 

vendredi 3 avril 2015

à 18 h 30

 

camar(a)de.jpgne prends pas la forme de ce. ne prends pas la forme de qui. ne prends pas la forme de ta déformation de ce qui. dans le sillon du désastre encore ce qui : à la percée de l’air, à la gangue de la langue, au dedans des dents, du de dans ta bouche rien ne sort ce qui. dans il faudra bien, camarade, dans sortir, pour finalement dans rentrer (usine, champ, atelier, terre, erre, home sweet home). il faudra bien camarade, un jour, en dehors du temps : t’asseoir et attendre que. ça recommence.

 

Yannick Torlini, Camar(a)de, 2014.

 

 

 

 

percolamour.jpg(et retour)

se répéter, deux

dans la connaissance des remous

avec une soif interminable

de je te

pris à l’angle du sol

 

 

 

puis retomber en soi

le mot brillant comme un soulier neuf (minuit passé)

 

Stéphane Korvin, Percolamour, 2012.

 

mercredi, 18 mars 2015

Rencontre en psychanalyse

JEAN-CLAUDE DEPOUTOT

DANIEL LEMLER

 

seront à l’Autre Rive  vendredi 27 mars 2015  à 19 h

pour présenter

amour de la transmission.jpg

 

L’amour de la transmission, de Lucien Israël.

Éditions Érès & Arcanes, 2014.

 

Aux yeux de Freud et de tous ses élèves, la transmission fait partie des problèmes majeurs qui sont posés à la psychanalyse. C’est ce que nous rappelle le chapitre « Transmission et/ou enseignement », qui reprend la contribution de Lucien Israël au dernier Congrès de l’École freudienne de Paris.

Israël fut psychanalyste et professeur de psychiatrie à Strasbourg. Ce livre, par lequel se clôt vraisemblablement la publication de ses œuvres, nous parle de la transmission de la psychanalyse, mais aussi de la transmission de l’amour, notamment dans les chapitres respectivement intitulés « La castration dans le couple » et « Portnoy parmi nous », ce dernier consistant en un riche commentaire du plus célèbre roman de Philip Roth.

L’amour de la transmission, formé de textes écrits entre 1965 et 1978, demeure un livre très novateur, qui peut nous aider à lutter contre l’éternel sexisme et contre le racisme, en ce temps où ces fléaux se manifestent de manière particulièrement dramatique.

 

Le docteur Daniel Lemler (auteur de la préface du livre) est psychanalyste, psychiatre, chargé d’enseignement à l’Université de Strasbourg, et consultant dans le service de néonatalogie et d’aide à la procréation médicale assistée du Professeur Nisand à Strasbourg.

 

Le docteur Jean-Claude Depoutot (auteur de la postface du livre et du préambule de chaque chapitre) a pratiqué pendant trente ans la psychiatrie et la psychanalyse à Nancy.

mardi, 17 mars 2015

Rencontre musicale

Vendredi 13 mars 2015

    à 19 h

 kader dellaoui.jpg

KADER  DELLAOUI

nous offrira un récital de guitare classique

et dédicacera son nouvel album, Ménestrel *.

Le concert sera suivi d’un cocktail.

 

* En vente à la librairie au prix de 10 euros. Contient : Sonatine en la mineur ; Suite en ré majeur ; Fantaisie en mi majeur ; Prélude en la mineur ; Tango sauvage ; Coucou, Julie est née.

vendredi, 13 février 2015

Rencontre

  

kristin_ross.jpgKristin Ross

 

jeudi 19 février 2015 à 18 h 30

pour son livrekristin ross imaginaire de la commune.jpg

 

 


(éditions La Fabrique, janvier  2015 ;

traduit de l’anglais par Étienne Dobenesque).

 

 

 

    L’imaginaire de la Commune est autant un livre d’histoire des idées que d’histoire tout court. En exhumant l’originalité de la Commune, ses aspirations à un « luxe pour tous », Kristin Ross arrache la Commune de Paris à toute finalité étatiste, productiviste, d’un socialisme de caserne.

     La Commune et ses « vies ultérieures » portent en elles une singulière actualité : elles marquent la naissance d’un mouvement paysan radical et écologiste avant l’heure, « la révolution de la vie quotidienne », ou encore les débats sur le système économique d’une société sans État.

     Par ce geste, Kristin Ross libère la Commune de son statut d’archive du mouvement ouvrier ou d’histoire de France, pour en faire une idée d’avenir, une idée d’émancipation.

 

    Ce n’est pas un hasard si les trois personnages principaux du livre sont un poète-artiste (William Morris), un géographe (Élisée Reclus) et un scientifique anarchiste (Pierre Kropotkine) : la Commune n’est pas un simple épisode de la grande fable républicaine, c’est un monde nouveau qui s’invente pendant ces brèves semaines, un monde qui n’a pas fini de hanter les uns et d’inspirer les autres.

 

 

Kristin Ross, spécialiste de la littérature et de la culture françaises du XIXe et du XXe siècle, est professeur de littérature comparée à la New York University. La plupart de ses livres ont été traduits en français : Rouler plus vite, laver plus blanc (Abbeville, 1997, Flammarion, 2006), Mai 68 et ses vies ultérieures (Complexe, 2005, Agone, 2011) et Rimbaud, la Commune de Paris et l’invention de l’histoire spatiale (Les Prairies ordinaires, 2013).

jeudi, 22 janvier 2015

Quand se rencontrent la psychanalyse et le sport…

Françoise Labridy,

psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne,

et chercheuse en STAPS,

sera à l’Autre Rive vendredi 30 janvier 2015

à 18 h 30

 

pour son livre

Hors-Corps : Actes sportifs et logique de l’inconscient

 (éditions l’Harmattan, 2014 ; 23 €).

 

Elle s’entretiendra avec Stéphane Germain.

 

Françoise Labridy a ce parcours des gens curieux, ceux qui tendent l’oreille tous azimuts, ceux qui scrutent, qui cherchent sans cesse et observent leurs contemporains sans être (trop) dupes des discours modernes.

hors-corps.jpgC’est à l’école, en cours d’éducation physique, qu’elle découvre que l’envie de savoir prend racine dans le corps, surtout lorsque celui-ci est barré de l’interdit de la pratique sportive. Dès lors, son questionnement sur le corps la pousse à en savoir toujours un peu plus, au travers de ses études et de sa carrière universitaire en UFR-STAPS (université des sciences et techniques des activités physiques et sportives).

Si enseigner peut être synonyme de dispenser des connaissances, chez Françoise Labridy ce terme est avant tout associé à transmettre ce que chacun peut découvrir lorsqu’il s’écoute un peu. Drôle d’enseignement ! Et pourtant cela s’éclaire si l’on considère que toute relation d’apprentissage s’inscrit dans une relation de transfert, ce que déjà S. Freud notait dans son texte Sur la psychologie du lycéen en 1914.

La psychanalyse, via la notion de l’inconscient, peut donner corps à une réflexion qui s’appuie sur le sport et ses pratiques. Françoise Labridy nous le démontre dans cet ouvrage, témoignage vivant d’une cogitation qui prend en compte les évolutions et les transformations du sujet sportif et de la société.

On rencontre dans son livre des athlètes et des entraîneurs en proie à la tyrannie de la performance, mais pas seulement. Il s’agit également d’une écriture seule ou à plusieurs, pour dire tout ce que Lacan et son enseignement apportent à la compréhension des enjeux du corps dans le monde du sport actuel.

Et surtout, cet ouvrage constitue un vibrant hommage à Louis-Félix Labridy, époux de Françoise, athlète et enseignant à la faculté des sports de Nancy de 1967 à 2000.