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samedi, 23 mars 2013

Au rayon de la sociologie

Gérald  Bronner 

 

 

Gérald Bronner : « Une Apocalypse mondialisée»

 

vendredi 29 mars 2013

à 18 h 30

 

pour  La Démocratie des crédules 

 

(un essai récemment paru

aux éditions PUF)

 

 

       Pourquoi les théories du complot envahissent-elles l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de science ? Comment des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion du public, à infléchir les décisions des politiques, bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentationbronnercrédules.jpg du niveau d’études, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?

 

Gérald Bronner, professeur de sociologie à Paris-VII et membre de l’Institut universitaire de France, étudie le fonctionnement des croyances collectives, sujet auquel il a consacré plusieurs livres : L’Empire des croyances (PUF, 2003), L’Empire de l’erreur (PUF, 2007), L’Inquiétant principe de précaution (PUF, 2010, en collaboration avec Étienne Géhin). Gérald Bronner est également l’auteur de La Pensée extrême : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques (Denoël, 2009), et il a écrit plusieurs romans (dont Comment je suis devenu superhéros, éditions Les Contrebandiers, 2007).

De 1999 à 2001, il a dirigé le département de sociologie de l’université de Nancy.

 

 

 

 

 

jeudi, 26 novembre 2009

Les rendez-vous de l'Autre Rive

L’Association Transversales et la librairie l’Autre Rive

 

vous invitent à une conférence-débat avec

Liliane Goldsztaub

 

à l’occasion de la parution de son dernier livre

 

Sociodrame et psychodrame analytiques

éditions Erès

 

vendredi 27 novembre 2009 à 20h30

 

Liliane Goldsztaub est docteur en psychopathologie clinique à l’université

Louis Pasteur de Strasbourg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Association Transversales et la librairie l’Autre Rive

 

vous invitent à une conférence-débat avec

Liliane Goldsztaub

 

à l’occasion de la parution de son dernier livre

 

Sociodrame et psychodrame analytiques

éditions Erès

 

vendredi 27 novembre 2009 à 20h30

 

Liliane Goldsztaub est docteur en psychopathologie clinique à l’université Louis Pasteur de Strasbourg

 

Librairie l’Autre Rive 19 rue du Pont-Mouja Nancy tel. 03 83 30 63 29

autre.rive.nancy@wanadoo.fr

vendredi, 17 avril 2009

La Nouvelle raison du monde de Pierre Dardot et Christian Laval

dardot.jpgQui le sait ? Le néolibéralisme n’est pas une politique du laisser-faire et il n’est pas né dans les pays anglo-saxons avec Tatcher et Reagan au début des années 80, mais en Europe, et même en France.

Le colloque Walter Lippman, qui s’est tenu à Paris en 1938 en représente le moment fondateur. Son maître d’œuvre fut le philosophe français, aujourd’hui oublié, Louis Rougier. C’est lui qui introduisit le terme de néolibéralisme.

Le modèle néolibéral, c’est celui de l’entreprise qui est parvenue à conquérir la sphère politique et la sphère subjective. Désormais, l’Etat et l’individu doivent eux aussi fonctionner comme des entreprises, mieux, c’est-à-dire pire, être des entreprises. Le droit privé devient le modèle du droit public et finit par l’absorber. Le marché n’est pas seulement un espace social, extérieur, il devient un processus de formation de soi. Etudes payantes, emprunts, placements à long terme, constitution d’une épargne retraite individuelle : cette capitalisation de la vie individuelle fait de chacun l’entrepreneur de sa vie et, en même temps érode les logiques de solidarités.

Le néolibéralisme n’est pas une idéologie passagère condamnée à s’effondrer avec les Bourses. Il est, disent les auteurs, une norme de vie. Ceux-ci ne croient pas du tout que la crise actuelle sonne le glas du capitalisme néolibéral. Face à cette situation, source de fatalisme, il n’y a pas de solution frontale, unique, mais des issues. Ainsi est-il possible de promouvoir des contre-conduites : refuser de conduire son existence comme une entreprise, refuser de se conduire vis à vis des autres selon la norme de la concurrence. Pour commencer. Le pire n’est pas impossible. Restent les capacités de résistance.

Claire

La Nouvelle raison du monde, Pierre Dardot, Christian Laval, La découverte, 26 €

jeudi, 16 avril 2009

Robert Castel sera notre invité le 13 mai 2009

La Montée des incertitudes de Robert Castel

 

 

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Auteur, entre autres, d’un imposant travail sur les Métamorphoses de la question sociale, le sociologue Robert Castel brosse, dans ce nouvel ouvrage, un tableau des grands mouvements de fond travaillant les sociétés contemporaines et rappelle, surtout, la centralité du travail dans la compréhension des récentes mutations sociales.

L’auteur réaffirme, tout d’abord, que la « société salariale », qui s’est lentement construite sur un compromis entre les intérêts du marché et ceux des travailleurs au cours des 19è et 20è siècles, ne s’est pas engagée dans un processus d’effondrement mais d’effritement.

 

Pour autant, les conclusions pessimistes que le sociologue livrait en 1995 n’ont pas été démenties depuis le début du 21ème siècle. La société contemporaine demeure extrêmement conflictuelle, traversée de tensions contradictoires et d’incertitudes. Des formes de travail, en deçà de l’emploi, ont surtout eu tendance à s’imposer, multipliant ainsi les sources d’inégalités et de subordinations. Le « précariat » constituerait ainsi un régime en soi de l’organisation du travail. Et c’est plus généralement à une destruction des régulations et protections collectives qu’ont semblé œuvrer ces différentes tendances au cours des quinze dernières années.

Robert Castel refuse cependant de verser dans le catastrophisme et pense que la fameuse « crise » que traverserait l’Etat social ne remet pas pour autant en question la nécessité d’instances nationales de régulation. S’il suggère une certaine prudence à l’égard du concept d’Etat social actif, dont il redoute qu’il conduise parfois à des disparités de traitement, l’auteur n’en souhaite pas moins un volontarisme politique permettant de renforcer les capacités de chacun. Une telle situation passerait notamment par le « redéploiement du droit » autour des trajectoires individuelles.

 

 

 

Claire

 

La Montée des incertitudes, Robert Castel, le Seuil, 23 €

 

La Diversité contre l’égalité de Walter Benn Michaels

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Le paradoxe est flagrant : au moment même où l’élection du métis Barack Obama fait entrevoir l’avènement d’une Amérique postraciale, la France républicaine découvre, avec quelques décennies de retard, les vertus de la « diversité ». A rebours d’une Amérique qui s’interroge sur la validité des catégories raciales, l’héxagone est tenté par la rhétorique identitaire, voire les statistiques éthniques. Avec l’art délectable de l’autodérision, WB Michaels, professeur de Littérature à l’Université de l’Illinois à Chicago, signe un pamphlet décapant. Ce petit livre nous met en garde contre l’adoption d’un modèle qui, séduisant en apparence, porterait en lui la destruction d’une valeur centrale : l’égalité.

Nouvel opium du peuple, la dévotion pour la diversité permettrait d’évacuer la question sociale et faciliterait la soumission à l’ordre inégalitaire établi. La religion du « respect » des pauvres, transfigurés en personnes « différentes » ou perçus à travers la couleur de leur peau, justifierait le maintient du statut-quo social.

A l’appui de sa démonstration, l’auteur souligne que le succès de la « diversité » aux Etats-Unis a coïncidé avec une augmentation vertigineuse des inégalités de richesse depuis les années 80.

Parfois caricatural, mais sauvé par son ironie, l’ouvrage plaide de fait pour la défense du prétendu « modèle français » égalitaire.

Claire

La Diversité contre l'égalité, W.B.Michaels, Raisons d'agir, 7 €