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samedi, 03 octobre 2015

Rencontre

mercredi 7 octobre 2015
à 18 h 30

 

avec Éric Chabauty, Pierre Freyburger et Luc Georges

pour leur livre Sept jours à Calais

(éditions Médiapop)

 

Préface de Jean Ziegler

 

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« “To UK !”, le signal secoue la jungle Tioxide inondée par des averses lourdes et pénétrantes. Immédiatement, plusieurs dizaines d’hommes et quelques femmes, à peine couverts, filent vers la butte qui cache un tronçon de la rocade menant à la zone d’embarquement, synonyme d’accès à la terre promise… Les migrants savent ce qu’ils doivent faire pour permettre à quelques-uns d’entre eux, choisis par le destin, de passer, sans encombre ni passeur… »

Habitants de Mulhouse, ville-monde aux cent quarante nationalités, Éric Chabauty, Pierre Freyburger et Luc Georges ont entamé un long périple qui les a conduits aux portes de l’Europe, où frappent en vain plusieurs dizaines de milliers de personnes venues de la Corne de l’Afrique et du Moyen-Orient, fuyant la guerre et les persécutions.

Les témoignages qu’ils ont recueillis à Calais, porte de sortie européenne de plus en plus hermétique vers l’Angleterre, soulignent les atermoiements d’une Union européenne tentée par le repli sur soi.

 

Rencontre proposée en partenariat avec le Centre culturel André Malraux de Vandœuvre et la Maison de l’Architecture de Lorraine, jusqu’au samedi 17 octobre, en lien avec l’exposition Fragile(s) qu’on peut aller voir à la Galerie Robert Doisneau.

 

lundi, 08 juin 2015

Rencontre en ethnopoétique

En partenariat avec l’ Association lorraine

des Professeurs de langues anciennes  (ALPLA),

l’Autre Rive reçoit
CLAUDE CALAME

clcalame.jpg

jeudi 18 juin 2015
à 18 h 30

pour son dernier livremythologie_grecque.jpg

Qu’est-ce que la mythologie grecque ? (paru directement au format de poche, dans la collection Folio-Essais, Gallimard, 2015).

 

Claude Calame y démontre que rien n’est plus variable, plus plastique, qu’un récit héroïque grec. Tout « mythe » grec est sans cesse reformulé, parce que chacune de ses versions est destinée à agir dans une conjoncture historique et culturelle bien précise. On ne saurait donc dissocier un récit des formes que prend sa narration (chant rituel, discours, scène peinte sur un vase…) ni des fonctions assignées à cette narration (dans un contexte politique ou cultuel, par exemple). Tout mythe relève du fictionnel plutôt que du fictif, c’est-à-dire qu’il résulte du « modelage » d’actions héritées d’un temps archaïque mais dont la valeur de vérité historique n’est pas fondamentalement remise en cause. Pour un Grec, les muthoi n’étaient pas des fables, et le muthos n’était pas le contraire du logos.

En portant un regard neuf sur Déméter, sur Bellérophon, sur Oreste, sur Hélène, sur Thésée ou sur Héraclès, Claude Calame nous propose « quelques éléments d’une mythologie grecque entendue non pas à notre usage, mais saisie autant que possible dans ses emplois indigènes ».

(Tous les mots grecs que l’auteur cite dans son livre sont transcrits en caractères latins.)

 

Helléniste, poéticien et anthropologue de renommée mondiale, Claude Calame est directeur d’études à l’École des hautes études en Sciences sociales (EHESS). Il a longtemps enseigné à l’université de Lausanne. Depuis un an, il tient un blog sur Mediapart.

mercredi, 29 avril 2015

Rencontre épicurienne

avec

N  i  c  o  l  a  s   W  a  q  u  e  t
traducteur et poète

 

mercredi 6 mai 2015
à 18 h 30

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                                                             © Radio France, 2012.

Nous recevons Nicolas Waquet à l’occasion de la publication du volume qu’il vient de consacrer à Épicure : Sur le plaisir (éditions Payot & Rivages, Petite Bibliothèque, 2015). Ce livre contient l’ensemble des œuvres d’Épicure qui sont parvenues jusqu’à nous, ainsi que la Vie d’Épicure écrite par Diogène Laërce. Pour mieux nous initier à la pensée épicurienne, Nicolas Waquet a joint à ces textes, tous traduits du grec et annotés par ses soins, une préface particulièrement éclairante.

epicure_rivages.jpgDepuis dix ans, Nicolas Waquet « déballe sa bibliothèque » pour les esprits curieux de littérature et de philosophie, en donnant de nouvelles traductions d’auteurs grecs : Théophraste, Épictète, Lucien, Plutarque, Origène ; d’auteurs latins : Cicéron, Sénèque, Fronton, Apulée ; d’auteurs allemands : Hölderlin, Friedrich Schlegel, Tieck, Clausewitz, Sacher-Masoch, Hermann Hesse. Il a traduit un Américain : le biologiste Marc Bekoff. Ces livres sont disponibles dans la collection Petite Bibliothèque des éditions Payot & Rivages (sauf l’anthologie Hölderlin, Poèmes fluviaux, publiée aux éditions Laurence Teper).

Nicolas Waquet publie aussi des poèmes. Son premier recueil, À peine, est paru aux éditions de Corlevour.

Si vous pensez que la sagesse épicurienne vaut encore d’être apprise, – si vos lectures des Grecs et des Romains vous ont laissé comme une envie d’y revenir tôt ou tard, – si vous aimez le Romantisme allemand, – ou si vous voulez en savoir plus sur l’art de la traduction, – alors cette soirée de dialogue avec Nicolas Waquet requiert votre présence.

 

Épicure, Sur le plaisir : lettres et maximes ; précédé de la Vie d’Epicure de Diogène Laërce. Traduit du grec, annoté et préfacé par Nicolas Waquet. Éditions Rivages Poche. 7,10 €.

mercredi, 22 avril 2015

Histoire, ethnologie, gastronomie

L’histoire culturelle s’invite à l’Autre Rive.

Venez rencontrer

Didier Francfort

et Denis Saillard

                    

mardi 28 avril 2015

à 18 h 30

 

Quand vingt spécialistes (d’histoire, d’ethnologie, de géographie, de littérature ou de telle langue étrangère) unissent leurs compétences pour traiter de l’évolution des habitudes alimentaires en Europe entre le XVIIIe siècle et aujourd’hui, cela peut aboutir à un volume copieux et stimulant, comme celui que nous allons vous présenter lors de la prochaine soirée de l’Autre Rive. Récemment paru, il s’intitule Le Goût des autres : de l’expérience de l’altérité gastronomique à l’appropriation. Didier Francfort et Denis Saillard, qui ont collaboré à cet ouvrage et qui en ont assuré la direction, seront nos invités.

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Le goût des autres.jpgComment les goûts alimentaires des uns sont-ils perçus par les autres ? Les vingt chercheurs nous donnent à lire une histoire des échanges et des métissages gastronomiques, et nous montrent comment ces processus peuvent connaître de terribles phases de rupture, lorsque le « narcissisme des petites différences » suscite, entre peuples ou groupes voisins, des tensions conduisant au désir de se distinguer par tous les moyens de ceux dont on était culturellement le plus proche. Même la gastronomie a parfois été mise au service d’une propagande nationaliste.

Il sera également question de l’art japonais de boire le thé en société, coutume que certains pays européens ont complètement réinventée en l’appelant « cérémonie du thé ».

Comme le livre évoque les nombreuses traditions culinaires qui se sont diffusées dans un territoire compris entre l’Atlantique et la mer Caspienne, et qu’il propose aussi quelques incursions en Iran et en Turquie, la discussion risque de nous entraîner loin.

Et nos invités nous diront peut-être s’il est à craindre que la mondialisation qui s’accélère n’entraîne un appauvrissement généralisé des saveurs et des patrimoines culinaires.

 

 

 

d.saillard.jpgDenis Saillard est chercheur associé au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (C.H.C.S.C.), université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il a dirigé, avec Françoise Hache-Bissette, le volume Gastronomie et identité culturelle française : discours et représentations (XIXe-XXe siècle), publié en 2007 par les éditions Nouveau Monde.

 

 

d.francfort.jpgDidier Francfort enseigne l’histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Il est co-directeur du Centre de recherches sur les cultures et littératures européennes (CE.R.C.L.E.) et directeur de l’Institut d’histoire culturelle européenne (I.H.C.E.). Il a publié en 2004 Le Chant des Nations : musiques et cultures en Europe, 1870-1914 (Hachette Littératures).

 

 

Le Goût des autres : de l’expérience de l’altérité gastronomique à l’appropriation (Europe XVIIIe-XXIe siècle), publié par P.U.N.-Éditions universitaires de Lorraine, 2015, collection des Cahiers du CERCLE. 20 €.

mercredi, 18 mars 2015

Rencontre en psychanalyse

JEAN-CLAUDE DEPOUTOT

DANIEL LEMLER

 

seront à l’Autre Rive  vendredi 27 mars 2015  à 19 h

pour présenter

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L’amour de la transmission, de Lucien Israël.

Éditions Érès & Arcanes, 2014.

 

Aux yeux de Freud et de tous ses élèves, la transmission fait partie des problèmes majeurs qui sont posés à la psychanalyse. C’est ce que nous rappelle le chapitre « Transmission et/ou enseignement », qui reprend la contribution de Lucien Israël au dernier Congrès de l’École freudienne de Paris.

Israël fut psychanalyste et professeur de psychiatrie à Strasbourg. Ce livre, par lequel se clôt vraisemblablement la publication de ses œuvres, nous parle de la transmission de la psychanalyse, mais aussi de la transmission de l’amour, notamment dans les chapitres respectivement intitulés « La castration dans le couple » et « Portnoy parmi nous », ce dernier consistant en un riche commentaire du plus célèbre roman de Philip Roth.

L’amour de la transmission, formé de textes écrits entre 1965 et 1978, demeure un livre très novateur, qui peut nous aider à lutter contre l’éternel sexisme et contre le racisme, en ce temps où ces fléaux se manifestent de manière particulièrement dramatique.

 

Le docteur Daniel Lemler (auteur de la préface du livre) est psychanalyste, psychiatre, chargé d’enseignement à l’Université de Strasbourg, et consultant dans le service de néonatalogie et d’aide à la procréation médicale assistée du Professeur Nisand à Strasbourg.

 

Le docteur Jean-Claude Depoutot (auteur de la postface du livre et du préambule de chaque chapitre) a pratiqué pendant trente ans la psychiatrie et la psychanalyse à Nancy.