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mardi, 25 novembre 2008

Une partie du tout de Steve Toltz

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Jasper Dean, le narrateur,  met à profit son incarcération dans une geôle australienne pour réfléchir à son parcours familial et particulièrement aux liens atypiques entretenus avec son père Martin, homme paranoïaque, misogyne et philosophe.

Sur un rythme effréné et jamais altéré, ce premier roman aborde  à travers une  odyssée familiale des thèmes aussi divers que la vie en prison, les rapports père-fils, l’éducation, les femmes, etc.
Steve Toltz met en application avec brio tous les ressorts du roman, de la farce à l’épopée sans omettre le conte philosophique. Grâce à une construction singulière et un ton comique du meilleur effet, il surprend et entraîne son lecteur sans jamais le perdre.
Le propos de l’auteur est simple, notre accès à la réalité est illusoire puisque nous n’en percevons qu’une infime partie, aussitôt faussée par l’interprétation. Vive la littérature !

On sort de cette lecture ébahi et souriant.

Louise.


Une partie du tout de Steve Toltz, traduit de l’anglais (Australie) par Jean Leger, Belfond, 23 €

Le convoi de l'eau d'Akira Yoshimura

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Comme Les Oiseaux du norvégien Vesaas ou La Saga de Youza du lithuanien Baltouchis, Le Convoi de l’eau du japonais Akira Yoshimura qui vient de paraître chez Actes Sud pourrait bien devenir l’un de ces livres qui marquent de leur empreinte indélébile la mémoire des lecteurs, établissant entre eux et leurs libraires une délicieuse complicité.


La magie de ce livre tient autant à l’atmosphère envoûtante d’une vallée de haute montagne noyée de brume et de pluie qu’à l’art du narrateur découvrant peu à peu une étrange communauté peuplant un hameau oublié des hommes et condamné à être englouti sous les eaux pour laisser place à un immense barrage.


Fable sur notre monde actuel massacreur de planète ? peut-être. En tous cas une provision d’images inoubliables.

 

Jean-Bernard

 

Le convoi de l'eau d'Akira Yoshimura, Actes sud, 16