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vendredi, 28 novembre 2014

Rencontre

Lydie Salvayre

lauréate du prix Goncourt 2014

 

pour son roman

salvayre.jpg

(éditions du Seuil, septembre 2014)

 

sera à l’Autre Rive

mardi 2 décembre

 

16 h 30 - 17 h 30 : séance de dédicaces

18 h : entretien

 

 

Ce livre mêle la voix de Montse, mère de la narratrice, qui raconte son été 1936 en Espagne, soixante-quinze ans plus tard, en buvant un verre d’anisette avec sa fille, et la voix de Georges Bernanos, écrivain monarchiste, admirateur de Drumont et compagnon de Maurras.

Tandis que l’écrivain catholique, révulsé par les agissements de ses anciens amis, dépeint les atrocités de la nuit franquiste, Montse dépeint l’émerveillement d’une révolution libertaire.

De l’un à l’autre, Salvayre fait le lien, corps et âmes, jusqu’à porter sur ses épaules tout le monde à la fois. D’un même mouvement, elle se laisse envahir par la prose envoûtante de Bernanos et s’abandonne aussi à la langue de sa propre mère, mélange si singulier de français et d’espagnol. Entre ces deux paroles d’exilés qu’à l’origine tout semble opposer, le sexe, la langue, la classe, les idées, Lydie Salvayre crée une solidarité vitale. Pour cela elle s’en remet à cet esprit d’insoumission que Bernanos nommait l’esprit d’enfance.

Avec sensibilité et insolence, elle proclame sa fidélité au langage de la jeunesse et démontre que cette langue, qui n’a rien à voir avec l’âge, relève d’abord de l’obstination, de l’héroïsme et de la grâce.

samedi, 22 novembre 2014

L’Autre Rive accueille

En dédicace

samedi 29 novembre 2014

à 18 h

 

Albert Marcœur, auteur-compositeur-interprète, musicien,

et Hubert Froidevaux, illustre cofondateur des éditions Plonk et Replonk,

pour le livre  Mais Monsieur Marcœur, comment se fait-il que vous ne soyez pas venu nous voir plus tôt ?!  (éd. Plonk et Replonk, 2014)

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samedi, 15 novembre 2014

Soirée de grande parole

La librairie l’Autre Rive et les éditions LA DRAGONNE

vous invitent à une rencontre avec

 

Hélène  Pommarel

 

jeudi 20 novembre 2014

à 18 h 30

 

pour le lancement de son

premier recueil de poèmes

pommarel grande parole.jpg

 

 

en présence de l’illustrateur du livre, le graveur et plasticien

Pierre Pornet,

 

et de l’éditeur, Olivier Brun.

 

 

Jours de grande parole laisse advenir la poésie dans un débordement de mots et de sentiments. Le lecteur y sentira l’ivresse du verbe, celle-là même qui a donné le vertige à l’auteur, dans son désir de renaître au monde.

Ce sont des noms lointains qui instantanément viennent à l’esprit pour caractériser la poésie d’Hélène Pommarel : Saint-John Perse, Jules Supervielle… Des figures tutélaires qui seraient ici déclinées au féminin, fortement bousculées et revisitées par le monde moderne.

(Quatrième de couverture.)

 

Hélène Pommarel est née en 1962. Elle vit et travaille à Nancy. Jours de grande parole est son premier livre.

Pierre Pornet, né en 1956, vit à Nancy. Il explore un univers surréaliste en utilisant une technique mixte, qui mêle collages et gravures.

vendredi, 17 octobre 2014

Rencontre avec

lê.jpgLinda Lê

 

mardi 21 octobre 2014

à 18 h 30

 

pour Œuvres vives, éditions Bourgois, 2014,

et Par Ailleurs, exils, éditions Bourgois, 2014 

 

 

Œuvres vives

Un journaliste parisien en reportage dans la ville du Havre découvre l’œuvre d’Antoine Sorel. Le lendemain, il apprend que l’écrivain vient de se donner la mort. Bouleversé, il décide de mener une enquête sur ce romancier peu connu, qu’il veut révéler au monde en écrivant sa biographie.

Dans la ville du Havre, où le romancier a grandi et qu’il n’a jamais quittée, le journaliste rencontre son frère, son père, ses amis, et les femmes qu’il a aimées ou croisées. Chacun livre une parcelle de ce que fut la vie de cet homme étrange, petit-fils d’un paysan nord-vietnamien, vivant de rien, écumant les bars, et qui aura voué sa vie à l’écriture.

Qui était vraiment Antoine Sorel ? Comment a-t-il grandi ? Qui a-t-il aimé ? De quoi a-t-il souffert ? À travers les différents témoignages recueillis par le journaliste, se dessine peu à peu l’image d’un homme, constituée des fragments de la mémoire des uns et des autres.

Un portrait-puzzle qui dévoile les différentes facettes d’une personnalité complexe.

Œuvres vives est aussi un magnifique portrait de la ville portuaire du Havre, l’autre personnage du roman.

 

 

Par ailleurs (exils)

D’Ovide à Nabokov, en passant par Marina Tsvetaeva ou Benjamin Fondane, Linda Lê convoque les grandes figures littéraires de l’exil pour réfléchir à la place de l’étranger et à l’expérience de l’expatriation, voulue ou imposée par les circonstances.

Plus que le dépaysement géographique et culturel, c’est l’impossibilité d’habiter sereinement le monde qui constitue le fil rouge de ces textes. Le livre fait la part belle aux « exilés de l’intérieur » qui, à l’instar de Thomas Bernhard ou d’Antonin Artaud, se sont toujours sentis en marge de leur propre pays.

Méditation sur l’altérité et la tolérance, Par ailleurs éclaire la condition de l’écrivain.

 

vendredi, 20 juin 2014

L’Autre Rive accueille le poète

 

Richard Rognet

 

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                                       photo C.Hélie

 

vendredi 27 juin 2014

à 18 h 30

Dans les méandres des saisons vient de paraître aux éditions Gallimard. Les saisons de la nature y reflètent les saisons de la vie intérieure d’un homme qui, en quelques années, a été frappé par plusieurs deuils – et qui n’a pas renoncé à rêver.méandres.jpg Luttant pour s’arracher à la nostalgie du passé et pour reconquérir, dans sa plénitude, la sensation du moment présent, le poète est attentif aux renaissances des fleurs, aux voix des oiseaux, ainsi qu’aux métamorphoses du bleu, qu’il observe à la surface des eaux, dans la texture des nuages et sur le relief des pentes vosgiennes.

C’est là une ample série de poèmes, la plupart empreints de lyrisme et de musicalité ; mais ils ont aussi pour rôle de nous élever, par paliers, jusqu’à un autre ensemble de textes, ceux-là plus intimes et d’une parfaite limpidité, dans lesquels se dessine le vivant portrait de la mère défunte du poète – et nous entrons alors, non dans une seconde partie du livre, qui serait située à la suite du cycle des élégies de la nature, mais dans une sorte d’envers du recueil…

Le chant de Richard Rognet s’y révèle plus poignant que jamais.

 

Extrait :

La neige, fraîchement tombée sur le lac gelé,

aspire les fragments de bleu qui s’infiltrent

à travers les nuages gonflés de grisailles

mouvantes. Ainsi, la neige est bleue, on

croirait même qu’elle est le ciel, cet autre

 

ciel qui envoûtait mon enfance, lorsque

j’allais quérir une force nouvelle, au bord

de la rivière qui aidait mon image à devenir

celle du monde. Qui m’attend dans les recoins

de la mémoire ? qui d’autre, plus vivant,

 

plus allègre que moi ? qui, venu du passé et

proche du présent ? ce présent qui m’emporte

vers des lumières insoupçonnées que d’autres

adopteront, pour voir plus loin que les temps

morts qui empêchent d’entendre le souffle de

 

la vie. La neige sur le lac, ô la neige ! et

ceux qui voient, en elle, l’inoubliable écrin

 

de ce qui ne meurt pas.