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samedi, 22 novembre 2014

L’Autre Rive accueille

En dédicace

samedi 29 novembre 2014

à 18 h

 

Albert Marcœur, auteur-compositeur-interprète, musicien,

et Hubert Froidevaux, illustre cofondateur des éditions Plonk et Replonk,

pour le livre  Mais Monsieur Marcœur, comment se fait-il que vous ne soyez pas venu nous voir plus tôt ?!  (éd. Plonk et Replonk, 2014)

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samedi, 15 novembre 2014

Soirée de grande parole

La librairie l’Autre Rive et les éditions LA DRAGONNE

vous invitent à une rencontre avec

 

Hélène  Pommarel

 

jeudi 20 novembre 2014

à 18 h 30

 

pour le lancement de son

premier recueil de poèmes

pommarel grande parole.jpg

 

 

en présence de l’illustrateur du livre, le graveur et plasticien

Pierre Pornet,

 

et de l’éditeur, Olivier Brun.

 

 

Jours de grande parole laisse advenir la poésie dans un débordement de mots et de sentiments. Le lecteur y sentira l’ivresse du verbe, celle-là même qui a donné le vertige à l’auteur, dans son désir de renaître au monde.

Ce sont des noms lointains qui instantanément viennent à l’esprit pour caractériser la poésie d’Hélène Pommarel : Saint-John Perse, Jules Supervielle… Des figures tutélaires qui seraient ici déclinées au féminin, fortement bousculées et revisitées par le monde moderne.

(Quatrième de couverture.)

 

Hélène Pommarel est née en 1962. Elle vit et travaille à Nancy. Jours de grande parole est son premier livre.

Pierre Pornet, né en 1956, vit à Nancy. Il explore un univers surréaliste en utilisant une technique mixte, qui mêle collages et gravures.

vendredi, 17 octobre 2014

Rencontre avec

lê.jpgLinda Lê

 

mardi 21 octobre 2014

à 18 h 30

 

pour Œuvres vives, éditions Bourgois, 2014,

et Par Ailleurs, exils, éditions Bourgois, 2014 

 

 

Œuvres vives

Un journaliste parisien en reportage dans la ville du Havre découvre l’œuvre d’Antoine Sorel. Le lendemain, il apprend que l’écrivain vient de se donner la mort. Bouleversé, il décide de mener une enquête sur ce romancier peu connu, qu’il veut révéler au monde en écrivant sa biographie.

Dans la ville du Havre, où le romancier a grandi et qu’il n’a jamais quittée, le journaliste rencontre son frère, son père, ses amis, et les femmes qu’il a aimées ou croisées. Chacun livre une parcelle de ce que fut la vie de cet homme étrange, petit-fils d’un paysan nord-vietnamien, vivant de rien, écumant les bars, et qui aura voué sa vie à l’écriture.

Qui était vraiment Antoine Sorel ? Comment a-t-il grandi ? Qui a-t-il aimé ? De quoi a-t-il souffert ? À travers les différents témoignages recueillis par le journaliste, se dessine peu à peu l’image d’un homme, constituée des fragments de la mémoire des uns et des autres.

Un portrait-puzzle qui dévoile les différentes facettes d’une personnalité complexe.

Œuvres vives est aussi un magnifique portrait de la ville portuaire du Havre, l’autre personnage du roman.

 

 

Par ailleurs (exils)

D’Ovide à Nabokov, en passant par Marina Tsvetaeva ou Benjamin Fondane, Linda Lê convoque les grandes figures littéraires de l’exil pour réfléchir à la place de l’étranger et à l’expérience de l’expatriation, voulue ou imposée par les circonstances.

Plus que le dépaysement géographique et culturel, c’est l’impossibilité d’habiter sereinement le monde qui constitue le fil rouge de ces textes. Le livre fait la part belle aux « exilés de l’intérieur » qui, à l’instar de Thomas Bernhard ou d’Antonin Artaud, se sont toujours sentis en marge de leur propre pays.

Méditation sur l’altérité et la tolérance, Par ailleurs éclaire la condition de l’écrivain.

 

vendredi, 20 juin 2014

L’Autre Rive accueille le poète

 

Richard Rognet

 

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                                       photo C.Hélie

 

vendredi 27 juin 2014

à 18 h 30

Dans les méandres des saisons vient de paraître aux éditions Gallimard. Les saisons de la nature y reflètent les saisons de la vie intérieure d’un homme qui, en quelques années, a été frappé par plusieurs deuils – et qui n’a pas renoncé à rêver.méandres.jpg Luttant pour s’arracher à la nostalgie du passé et pour reconquérir, dans sa plénitude, la sensation du moment présent, le poète est attentif aux renaissances des fleurs, aux voix des oiseaux, ainsi qu’aux métamorphoses du bleu, qu’il observe à la surface des eaux, dans la texture des nuages et sur le relief des pentes vosgiennes.

C’est là une ample série de poèmes, la plupart empreints de lyrisme et de musicalité ; mais ils ont aussi pour rôle de nous élever, par paliers, jusqu’à un autre ensemble de textes, ceux-là plus intimes et d’une parfaite limpidité, dans lesquels se dessine le vivant portrait de la mère défunte du poète – et nous entrons alors, non dans une seconde partie du livre, qui serait située à la suite du cycle des élégies de la nature, mais dans une sorte d’envers du recueil…

Le chant de Richard Rognet s’y révèle plus poignant que jamais.

 

Extrait :

La neige, fraîchement tombée sur le lac gelé,

aspire les fragments de bleu qui s’infiltrent

à travers les nuages gonflés de grisailles

mouvantes. Ainsi, la neige est bleue, on

croirait même qu’elle est le ciel, cet autre

 

ciel qui envoûtait mon enfance, lorsque

j’allais quérir une force nouvelle, au bord

de la rivière qui aidait mon image à devenir

celle du monde. Qui m’attend dans les recoins

de la mémoire ? qui d’autre, plus vivant,

 

plus allègre que moi ? qui, venu du passé et

proche du présent ? ce présent qui m’emporte

vers des lumières insoupçonnées que d’autres

adopteront, pour voir plus loin que les temps

morts qui empêchent d’entendre le souffle de

 

la vie. La neige sur le lac, ô la neige ! et

ceux qui voient, en elle, l’inoubliable écrin

 

de ce qui ne meurt pas.

 

dimanche, 17 juin 2012

Lecture des FILS DE L’OGRE

Merci à Sophie David d’avoir photographié la soirée du 25 mai 2012,

où les libraires ont pris plaisir à lire à voix haute quatre nouvelles des Fils de l’ogre

et à dialoguer avec Mathis.

Merci au public pour son enthousiasme. 

 

 

Paru il y a quelques années, Faire et défaire (2007) mettait en scène un père et son fils. Tous deux s’entendaient bien, étaient même complices, en dépit de l’alcoolisme du père, ce qui se traduisait, au sein de plusieurs histoires, par l’alternance des points de vue : le regard porté sur les événements était souvent celui du fils et de temps en temps celui du père, et leurs deux visions pouvaient se rejoindre. Dans Les Fils de l’ogre, le deuxième livre qu’a écrit Jean-Marc Mathis pour la collection « Nouvelles » des éditions Thierry Magnier, les relations entre père et fils ne sont pas harmonieuses du tout.mathismarjorie.jpg

L’ogre a deux fils, qui ne sont encore que des enfants quand s’ouvre la première nouvelle. Tant qu’ils sont petits, Fred et Max l’appellent « papa ». Ce père est un maçon alcoolique, aux réactions imprévisibles. Il est sujet à des crises d’épilepsie, maltraite ses enfants, terrorise sa femme. Longtemps, il se maintient au sommet de sa puissance, puis nous assistons à son inexorable déchéance.

Les Fils de l’ogre est un ensemble de douze nouvelles, dont chacune se conclut par une chute inattendue, mais ces histoires n’acquièrent tout leur sens que prises dans leur totalité. Ce livre est donc un roman, et le lecteur accepte sans difficulté les ellipses temporelles ménagées entre ses divers épisodes. La construction du livre renforce en nous le sentiment qu’une fatalité pèse sur les personnages, et ce n’est pas par hasard qu’un de ses épisodes s’intitule précisément « Les maudits ».

 

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Dans l’enfance, presque rien ne distingue les deux fils, Fred et Max, l’aîné et le cadet. Face à l’oppression paternelle, ils forment un être unique et vulnérable. C’est à l’adolescence qu’ils grandissent différemment et que leurs trajectoires se dissocient en profondeur, même si le lien de solidarité qui les unit ne se dément jamais. La dernière nouvelle est teintée de fantastique : le livre devait en passer par là pour suggérer que l’engrenage qui broie une enfance n’est pas toujours un mécanisme fatal.

Centrée sur les aventures de Fred et de Max, la narration fait également surgir de nombreux personnages secondaires, qui sont tous caractérisés par leur langage, par des façons de parler bien particulières que l’auteur recrée avec naturel, voire avec tendresse, mais elle ne fait aucune incursion dans la conscience de ce père dénaturé : l’opacité même de cet homme, tant pour ses fils que pour le lecteur, fait de lui un objet de fascination. Son intériorité demeure énigmatique, donc terrifiante. Ce choix narratif est tenu jusqu’au bout, mais il n’empêche pas certaines nouvelles de nous faire mathisjeanbernard.jpgentrevoir un fragment de l’enfance de l’ogre, détail significatif ou dérisoire.

Cette œuvre plaira aux adolescents comme aux adultes. Elle est sombre et cruelle, parce que Mathis dépeint l’échec, la misère, les désastres familiaux, mais son humour est ravageur et tous ses personnages ont le relief et la respiration de la vie. L’humour noir est la poésie du désespoir.

 

                              Jean-Michel

 

 

 

 

mathisjeanmichel.jpgMathis, Les Fils de l’ogre

Éditions Thierry Magnier, collection « Nouvelles » (2012)

178 pages

10,10 €

 

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