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lundi, 08 juin 2015

Rencontre en ethnopoétique

En partenariat avec l’ Association lorraine

des Professeurs de langues anciennes  (ALPLA),

l’Autre Rive reçoit

CLAUDE CALAME

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jeudi 18 juin 2015

à 18 h 30

pour son dernier livremythologie_grecque.jpg

Qu’est-ce que la mythologie grecque ? (paru directement au format de poche, dans la collection Folio-Essais, Gallimard, 2015)

 

Claude Calame y démontre que rien n’est plus variable, plus plastique, qu’un récit héroïque grec. Tout « mythe » grec est sans cesse reformulé, parce que chacune de ses versions est destinée à agir dans une conjoncture historique et culturelle bien précise. On ne saurait donc dissocier un récit des formes que prend sa narration (chant rituel, discours, scène peinte sur un vase…) ni des fonctions assignées à cette narration (dans un contexte politique ou cultuel, par exemple). Tout mythe relève du fictionnel plutôt que du fictif, c’est-à-dire qu’il résulte du « modelage » d’actions héritées d’un temps archaïque mais dont la valeur de vérité historique n’est pas fondamentalement remise en cause. Pour un Grec, les muthoi n’étaient pas des fables, et le muthos n’était pas le contraire du logos.

En portant un regard neuf sur Déméter, sur Bellérophon, sur Oreste, sur Hélène, sur Thésée ou sur Héraclès, Claude Calame nous propose « quelques éléments d’une mythologie grecque entendue non pas à notre usage, mais saisie autant que possible dans ses emplois indigènes ».

(Tous les mots grecs que l’auteur cite dans son livre sont transcrits en caractères latins.)

 

Helléniste, poéticien et anthropologue de renommée mondiale, Claude Calame est directeur d’études à l’École des hautes études en Sciences sociales (EHESS). Il a longtemps enseigné à l’université de Lausanne. Depuis un an, il tient un blog sur Mediapart.

mardi, 26 mai 2015

Présentation de Panaït Istrati

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Vendredi 5 juin 2015

à 18 h 30

Soirée consacrée à Panaït Istrati (1884-1935), écrivain roumain de langue française,

en compagnie de Cédric Biagini, fondateur et directeur des éditions l’Échappée, et de Jacques Baujard, directeur de la collection « Lampe-tempête » aux éditions l’Échappée,

qui nous parleront de deux livres publiés par leurs soins :

Panaït Istrati : un chardon déraciné, de Monique Jutrin ;

Présentation des haïdoucs, de Panaït Istrati.

panait_istrati_chardondéraciné.jpg    presentation_des_haidoucs.jpg

304 pages, novembre 2014.  20 euros               160 pages, novembre 2014.  14 euros

 

Jacques Baujard dirige aussi la librairie Quilombo (Paris XIe), qui rend compte de l’actualité militante et promeut l’activité contre-culturelle. Il est l’auteur de Panaït Istrati, l’amitié vagabonde, aux éditions Transboréal (à paraître en septembre 2015).

Outre ses activités d’éditeur, Cédric Biagini écrit dans les journaux La Décroissance et Offensive. Il est coauteur de La Tyrannie technologique : critique de la société numérique (l’Échappée, 2007) ; et auteur de L’Emprise numérique : comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies (l’Échappée, 2012).

mercredi, 29 avril 2015

Rencontre épicurienne

avec

N  i  c  o  l  a  s   W  a  q  u  e  t

traducteur et poète

 

mercredi 6 mai 2015

à 18 h 30

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                                                             © Radio France, 2012.

Nous recevons Nicolas Waquet à l’occasion de la publication du volume qu’il vient de consacrer à Épicure : Sur le plaisir (éditions Payot & Rivages, Petite Bibliothèque, 2015). Ce livre contient l’ensemble des œuvres d’Épicure qui sont parvenues jusqu’à nous, ainsi que la Vie d’Épicure écrite par Diogène Laërce. Pour mieux nous initier à la pensée épicurienne, Nicolas Waquet a joint à ces textes, tous traduits du grec et annotés par ses soins, une préface particulièrement éclairante.

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Depuis dix ans, Nicolas Waquet « déballe sa bibliothèque » pour les esprits curieux de littérature et de philosophie, en donnant de nouvelles traductions d’auteurs grecs : Théophraste, Épictète, Lucien, Plutarque, Origène ; d’auteurs latins : Cicéron, Sénèque, Fronton, Apulée ; d’auteurs allemands : Hölderlin, Friedrich Schlegel, Tieck, Clausewitz, Sacher-Masoch, Hermann Hesse. Il a traduit un Américain : le biologiste Marc Bekoff. Ces livres sont disponibles dans la collection Petite Bibliothèque des éditions Payot & Rivages (sauf l’anthologie Hölderlin, Poèmes fluviaux, publiée aux éditions Laurence Teper).

Nicolas Waquet publie aussi des poèmes. Son premier recueil, À peine, est paru aux éditions de Corlevour.

Si vous pensez que la sagesse épicurienne vaut encore d’être apprise, – si vos lectures des Grecs et des Romains vous ont laissé comme une envie d’y revenir tôt ou tard, – si vous aimez le Romantisme allemand, – ou si vous voulez en savoir plus sur l’art de la traduction, – alors cette soirée de dialogue avec Nicolas Waquet requiert votre présence.

 

Épicure, Sur le plaisir : lettres et maximes ; précédé de la Vie d’Epicure de Diogène Laërce. Traduit du grec, annoté et préfacé par Nicolas Waquet. Éditions Rivages Poche. 7,10 €.

samedi, 28 mars 2015

Événement de poésie

L’Autre Rive, partenaire de POEMA, Écritures Poétiques d’Aujourd’hui, accueille

 

les éditions Isabelle Sauvage

Isabelle Sauvage et Alain Rebours

 

et deux jeunes poètes

publiés par leurs soins :

 

Stéphane Korvin et Yannick Torlini

 

vendredi 3 avril 2015

à 18 h 30

 

camar(a)de.jpgne prends pas la forme de ce. ne prends pas la forme de qui. ne prends pas la forme de ta déformation de ce qui. dans le sillon du désastre encore ce qui : à la percée de l’air, à la gangue de la langue, au dedans des dents, du de dans ta bouche rien ne sort ce qui. dans il faudra bien, camarade, dans sortir, pour finalement dans rentrer (usine, champ, atelier, terre, erre, home sweet home). il faudra bien camarade, un jour, en dehors du temps : t’asseoir et attendre que. ça recommence.

 

Yannick Torlini, Camar(a)de, 2014.

 

 

 

 

percolamour.jpg(et retour)

se répéter, deux

dans la connaissance des remous

avec une soif interminable

de je te

pris à l’angle du sol

 

 

 

puis retomber en soi

le mot brillant comme un soulier neuf (minuit passé)

 

Stéphane Korvin, Percolamour, 2012.

 

vendredi, 13 février 2015

Rencontre

  

kristin_ross.jpgKristin Ross

 

jeudi 19 février 2015 à 18 h 30

pour son livrekristin ross imaginaire de la commune.jpg

 

 


(éditions La Fabrique, janvier  2015 ;

traduit de l’anglais par Étienne Dobenesque).

 

 

 

    L’imaginaire de la Commune est autant un livre d’histoire des idées que d’histoire tout court. En exhumant l’originalité de la Commune, ses aspirations à un « luxe pour tous », Kristin Ross arrache la Commune de Paris à toute finalité étatiste, productiviste, d’un socialisme de caserne.

     La Commune et ses « vies ultérieures » portent en elles une singulière actualité : elles marquent la naissance d’un mouvement paysan radical et écologiste avant l’heure, « la révolution de la vie quotidienne », ou encore les débats sur le système économique d’une société sans État.

     Par ce geste, Kristin Ross libère la Commune de son statut d’archive du mouvement ouvrier ou d’histoire de France, pour en faire une idée d’avenir, une idée d’émancipation.

 

    Ce n’est pas un hasard si les trois personnages principaux du livre sont un poète-artiste (William Morris), un géographe (Élisée Reclus) et un scientifique anarchiste (Pierre Kropotkine) : la Commune n’est pas un simple épisode de la grande fable républicaine, c’est un monde nouveau qui s’invente pendant ces brèves semaines, un monde qui n’a pas fini de hanter les uns et d’inspirer les autres.

 

 

Kristin Ross, spécialiste de la littérature et de la culture françaises du XIXe et du XXe siècle, est professeur de littérature comparée à la New York University. La plupart de ses livres ont été traduits en français : Rouler plus vite, laver plus blanc (Abbeville, 1997, Flammarion, 2006), Mai 68 et ses vies ultérieures (Complexe, 2005, Agone, 2011) et Rimbaud, la Commune de Paris et l’invention de l’histoire spatiale (Les Prairies ordinaires, 2013).