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lundi, 05 janvier 2015

Rencontre en sciences humaines

Philippe Descola

 

mardi 6 janvier 2015  à  18 h 30

 

pour son livre d’entretiens avec Pierre Charbonnier

 

La composition des mondes.jpg

(éditions Flammarion, octobre 2014)

 

     Quelles perspectives politiques s’offrent à une humanité entrée dans l’anthropocène, cette nouvelle ère géologique engendrée par l’impact de l’action de l’homme sur la planète ?

     L’anthropologue Philippe Descola, successeur de Claude Lévi-Strauss à la chaire d’anthropologie du Collège de France, invite à refonder nos cadres conceptuels, qui reposent sur la dichotomie entre  “Nature” et  “Culture”.

     Il publie un livre d’entretiens avec le jeune philosophe Pierre Charbonnier, La composition des mondes, dans lequel il précise les étapes de son parcours intellectuel en même temps que certaines de ses positions.

     Parce que notre universalisme est devenu trop étroit pour appréhender ce qui nous arrive, il doit être pensé afin de devenir « plus hospitalier à d’autres manières de composer des mondes ». Les sciences sociales en général, et l’anthropologie en particulier, sont-elles encore capables d’aider à penser et changer le monde, et à s’émanciper d’un sentiment d’impuissance politique de plus en plus prégnant ?

     Soucieux de proposer une autre manière d’aborder les rapports entre nature et société, l’anthropologue demande à ce qu’on prenne en compte les expériences alternatives, porteuses de promesses, comme « le dépassement d’une exploitation frénétique de la nature obtenue au prix du saccage des conditions de vie des générations futures, l’effacement des nationalismes aveugles et de l’arrogance prédatrice des grands Etats-nations et de certaines firmes transnationales ».

     Autant de défis concrets de notre modernité qui gagneraient à être envisagés par analogie avec la façon dont les peuples qu’étudient les ethnologues construisent leur rapport au monde.

     Pour l’anthropologue, en effet, l’urgente réforme des pratiques, des mœurs et des institutions, exige un universalisme renouvelé qui s’attache à inventer des outils analytiques moins dépendants de la conception anthropocentrique des rapports entre humains et non-humains que le naturalisme a engendrée.

     Mais comment recomposer les mondes ?

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